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Appel de prêtres et de diacres en Autriche, juin 2011
Appel à la désobéissance
Le refus romain d’une réforme de l’Eglise
nécessaire depuis bien longtemps et l’inaction des évêques non seulement nous
autorisent, mais nous obligent à suivre notre conscience et à agir de notre
propre initiative :
Nous prêtres voulons porter à votre
connaissance nos intentions futures :
1) Nous allons à l’avenir lors de
chaque célébration intercéder en vue d’une réforme de l’Eglise. Nous prenons au
sérieux la parole biblique : Demandez et vous recevrez. Ce qui compte devant
Dieu, c’est la liberté de parole.
2) Par principe, nous n’allons pas
refuser l’accès à l’eucharistie aux croyants de bonne volonté. Ceci s’applique
en particulier aux divorcés-remariés, aux membres d’autres Eglises chrétiennes
et à l’occasion à ceux qui ont quitté l’Eglise.
3) Nous allons éviter autant que
possible lors des dimanches et jours fériés de faire plusieurs célébrations ou
de faire intervenir des prêtres qui sont de passage ou qui sont étrangers à la
localité. Il est préférable d’élaborer soi même une célébration de la parole
plutôt que d’avoir une liturgie présidée par des acteurs en tournée.
4) Nous allons à l’avenir considérer
qu’une liturgie de la parole avec distribution de la communion est une
célébration eucharistique en l’absence de prêtres et la nommer ainsi. Nous
remplirons ainsi nos obligations dominicales en cette période de pénurie de
prêtres.
5) Nous n’allons pas non plus respecter
l’interdiction d’homélie à des laïcs compétents et formés ou à des professeures
de religion. Il est nécessaire en ces temps difficiles d’annoncer la parole de
Dieu.
6) Nous allons aussi œuvrer pour que
chaque paroisse ait son propre chef, que ce soit un homme ou une femme, marié ou
non, que ce soit sa fonction principale ou non. Il ne s’agit pas de faire des
regroupements de paroisses mais de définir une nouvelle image du prêtre.
7) En conséquence nous allons donc
utiliser toutes les occasions pour nous exprimer en faveur de l’accession à la
prêtrise des femmes ou des personnes mariées. Et nous les accueillerons en tant
que collègues prêtres.
De plus nous nous sentons solidaires de
tout collègue qui a dû interrompre ses fonctions parce qu’il s’est marié, mais
aussi avec celui qui continue d’exercer en tant que prêtre bien qu’il
entretienne une relation. Par leur décision, les uns et les autres suivent leur
conscience, comme nous d’ailleurs aussi avec notre protestation. Nous les
considérons de la même manière que le pape et les évêques, comme nos frères.
Quels sont ceux qui seront nos prochains, nous ne le savons pas. Un seul est
notre maître et nous tous devrions, en tant que chrétiens et chrétiennes, être
des frères et sœurs. C’est la raison pour laquelle nous nous mobilisons, nous
intervenons et nous prions. Amen.
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