Pour
avoir, dans un bulletin pastoral publié à l’Avent 2006, émis des propositions
concernant le recrutement de prêtres, MgrWilliam Morris,
évêque Toowoomba dans le Queensland-Est en Australie, s’est fait virer comme
un malpropre par son supérieur hiérarchique, le pape Benoît XVI.
Il n’a même pas pu dire
ouf puisqu’il n’a pas eu connaissance du rapport de la visite apostolique
effectuée dans son diocèse par l’archevêque de Denver (Etats-Unis) à la
demande de Rome, et qu’il n’a pas été appelé au Vatican pour s’expliquer.
Quelle faute gravissime
aurait-il donc commise ? Eh bien tout simplement d’avoir estimé, dans son
bulletin pastoral, que, compte
tenu de la baisse du nombre de prêtres, l’Église devait ordonner des hommes et
des femmes mariés, discuter de la réintégration des prêtres ayant quitté le
sacerdoce, ou encore admettre les ordinations conférées par les anglicans et
les protestants.
Or, les synodes
diocésains et les évêques ne doivent pas causer sur les sujets sensibles qui,
eux, sont domaines réservés du Vatican ! Motus bouche cousue. Alors de quoi
cause-t-on au sein des Conférences épiscopales nationales ? Mystère …
Par une procédure
semblable, prévue par le Droit canon, Mgr Jacques
Gaillot avait été démis de
sa charge d’évêque d’Evreux en janvier 1995 par Jean-Paul II (lequel vient
d'être déclaré Bienheureux ce 1er mai 2011).
Les
évêques catholiques ne sont plus que des préfets révocables
! Et encore ?…
Bien
entendu, c’est à l’encontre de l’institution épiscopale qui, elle, s’est
affirmée au tout début du IIème siècle avec une toute autre éthique ; voir
notre dossier dans les Etudes
unitariennes « le
christianisme épiscopal » (lien)
Source d’information :
Site des Unitariens. A consulter car très bien informé.
Source première : Urbi&Orbi, tout nouveau bulletin d’information publié par le
quotidien La Croix (lien)